Marc-Antoine Jamet : baron d’or
Le secrétaire général de LVMH, aussi maire socialiste de Val-de-Reuil, cumule les casquettes mais refuse d’être qualifié d’« homme de réseaux ».
dans l’hebdo N° 1734 Acheter ce numéro

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Jongler entre le public et le privé, Marc-Antoine Jamet ne s’en cache pas : il l’a même théorisé. Le 10 février 2016, lorsqu’il reçoit les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains de son ami Bernard Cazeneuve, le secrétaire général de LVMH et maire socialiste de Val-de-Reuil (Eure) explique : « Je fais du funambulisme entre travail et capital, marché et État, solidarité et entreprise. C’est mon équilibre. Il faut recevoir et restituer. J’ai essayé de rendre le meilleur des deux, ce qui peut, socialement et politiquement, me rapprocher de l’hermaphrodite. »
Je fais du funambulisme entre travail et capital, marché et État, solidarité et entreprise. C’est mon équilibre.
Depuis qu’il cumule ces deux activités, auxquelles il a accédé la même année, en 2001, l’homme marche sur un fil entre les cercles de pouvoir. Avec des identités et des réseaux qui se confondent.
Ce « funambulisme » bien particulier n’est pas encore un sport olympique, même si Marc-Antoine Jamet en serait un fervent représentant. En vue des Jeux de Paris 2024 ? Cette compétition présente pour lui de multiples intérêts. Comme cadre indéboulonnable du numéro un mondial du luxe, qui bénéficierait d’une très forte exposition s’il devenait un sponsor premium : 4 milliards de téléspectateurs et 10 millions de touristes venus spécialement dans la capitale pour les JO. Comme président du Comité
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