Pour nos pères

Dans Tuer nos pères et puis renaître, Adrien Durand mêle avec intelligence récit autobiographique et analyses sur l’art.

Pauline Guedj  • 21 juin 2023 abonné·es
Pour nos pères
À travers ces portraits, il est question pour Adrien Durand de rendre hommage à ces pères de substitution, de questionner leur travers et surtout d’interroger leur ambiguïté.
© Julie Morel

Parmi les récits qui constituent Tuer nos pères et puis renaître, le nouveau livre d’Adrien Durand, se trouve un chapitre où l’auteur évoque son propre père. Alors qu’il s’apprête à rédiger l’ouvrage, pris d’une hésitation, il décide d’annoncer à ce dernier le titre qu’il envisage. Leur discussion le pousse à réévaluer l’influence de son père sur son existence, leurs points communs, et la façon dont l’auteur a souvent « marché dans ses pas sans s’en rendre compte ». Ainsi, l’analyse des pères fictionnels dont s’est doté l’auteur, et dont il tente avec ce livre de décortiquer l’œuvre et la persona, le pousse à réévaluer sa vie et ses relations avec sa famille ascendante et descendante.

Dans ses recueils de textes, Adrien Durand aime mêler histoires personnelles, pratique du récit et d’une écriture travaillée, et analyse. Longtemps organisateur de concerts, journaliste, musicien, il est devenu un chantre des entreprises éditoriales indépendantes. En 2018, il a fondé un fanzine, Le Gospel, bientôt devenu revue et maison d’éditions. Cette autonomie lui permet de publier les romans de divers auteurs et de laisser s’exprimer sa volonté d’écrire dans des ouvrages constitués de textes courts qui dialoguent de près ou de loin avec des thèmes transversaux.

Dans cette

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Littérature
Temps de lecture : 4 minutes