« Sabotage », luttes explosives

Daniel Goldhaber adapte à l’écran l’essai-manifeste d’Andreas Malm, Comment saboter un pipeline.

Rose-Amélie Bécel  • 19 juillet 2023 abonné·es
« Sabotage », luttes explosives
© Tandem Films

« Pourquoi j’ai saboté votre bien ? Puisque la loi ne vous punit pas, nous le faisons. » Voici le message que Xochitl (Ariela Barer) affiche sur le pare-brise des SUV stationnés dans les rues de Long Beach en Californie après avoir dégonflé leurs pneus. Un drame familial – le décès de sa mère lors d’une canicule – a conduit la jeune femme à mener des actions écologistes de plus en plus radicales. Pour les sept autres protagonistes de Sabotage, l’histoire est un peu la même. Celle de jeunes femmes et hommes touchés dans leur chair par les ravages du changement climatique, épuisés par les luttes pacifistes sans résultat. Dans le huis clos étouffant d’une cabane perdue au milieu du désert texan, ils préparent ensemble leur action la plus éclatante : l’explosion d’un pipeline, qui fera flamber les cours du pétrole américain et prouvera l’obsolescence de l’industrie fossile.

Le thriller, adapté du manifeste d’Andreas Malm ­Comment saboter un pipeline (La Fabrique, 2020), revient sur les préparatifs de cette opération. Avec le suspense d’un film de braquage, le spectateur suit en retenant son souffle les gestes tremblants de Michael (Forrest Goodluck), désigné par le reste du groupe pour fabriquer deux énormes bombes artisanales. Les rares dilemmes moraux des personnages – les conséquences d’une telle action sur l’augmentation du prix du pétrole pour les plus

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Cinéma
Temps de lecture : 4 minutes