« Alam (Le Drapeau) » : passivité impossible
Le cinéaste palestinien Firas Khoury met en scène un adolescent timoré rattrapé par la situation en Israël.
dans l’hebdo N° 1773 Acheter ce numéro

Le réalisateur d’Alam (Le Drapeau), Firas Khoury, un Palestinien vivant en Israël, fut un adolescent « timide, pas très sûr de ses opinions ni de ses convictions, peureux à l’égard des autorités » (propos extraits du dossier de presse). Il s’est inspiré de ce qu’il était pour composer son personnage principal, Tamer. Heureuse idée. Ainsi, bien qu’ayant une forte charge politique, le film tranche par rapport à d’autres œuvres évoquant la situation des Palestiniens sous domination israélienne.
Au départ, Tamer (Mahmood Bakri) est un garçon comme un autre, un peu rebelle vis-à-vis de ses parents, qui lui ont permis de faire son « nid » dans la maison mitoyenne, celle qu’occupait son grand-père, décédé. Lycéen peu concerné par les études, davantage attiré par les attraits du sexe qu’il connaît encore peu, il traîne avec deux copains, amateurs de rap, chambreurs et dilettantes.
Il a aussi un vrai univers à lui, qu’il fait exister dans la maison de son grand-père. Bref, il ressemble à beaucoup d’adolescents de par le monde, et c’est aussi ce qu’a voulu montrer le cinéaste. Son oncle, atteint mentalement, errant sans cesse dans la cour à la recherche de quelque chose à brûler, accusé par le passé d’appartenir à une cellule terroriste, ce qui a causé la mort de son père, témoigne aussi du danger à entrer en résistance.
BasculeEst-il possible d’être Palestinien en Israël et de vivre
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