« Kaldûn », le chœur battant de l’insurrection
Abdelwaheb Sefsaf réussit une puissante fresque musicale mêlant le récit de trois révoltes éclatant dans les années 1870 en France, en Kabylie et en Nouvelle-Calédonie.
dans l’hebdo N° 1785 Acheter ce numéro

Dans deux cages, une femme et un homme désignés par un troisième comme des « Kanaks » sont offerts aux regards. Au centre du plateau, une dizaine de comédiens et de musiciens, instruments en main, les observent. Avec cette scène, Kaldûn, d’Abdelwaheb Sefsaf, s’ouvre sur un amer constat d’échec. Ainsi représentée, l’Exposition universelle de Paris, en 1889, marque la faillite de l’une des trois luttes dont il va être question dans le spectacle : celle que porte la même année en Nouvelle-Calédonie Ataï, le chef de Komalé, contre l’accaparement des terres par le pouvoir colonial français. Cette introduction a beau annoncer aussi la défaite des deux autres insurrections que raconte
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