« Anna », plein soleil

L’exaltante comédie musicale pop scandée par une BO fastueuse de Serge Gainsbourg sort en salle pour la première fois, dans une copie superbement restaurée.

Jérôme Provençal  • 28 novembre 2023 abonné·es
« Anna », plein soleil
Pierre Koralnik parvient à transformer une potentielle bluette en une éclatante comédie musicale, sous forte influence du Swingin’ London.
© AFP

À l’instar d’autres agitateurs cathodiques, le plus illustre étant Jean-Christophe Averty, le réalisateur franco-suisse Pierre Koralnik s’est ingénié durant les années 1960 à semer un vent de douce folie au cœur de la télévision française. Sa renommée tient aujourd’hui avant tout au téléfilm Anna, diffusé le 13 janvier 1967 sur la première chaîne (il n’y en avait que deux à l’époque). Ironie de l’histoire : tourné en 35 mm couleur, il est apparu en noir et blanc, nos petits écrans ne s’étant parés de couleurs qu’à partir d’octobre 1967. Resté ensuite quasiment invisible, il est devenu un objet de culte grâce en particulier à sa formidable bande originale signée Serge Gainsbourg, alors en plein virage pop.

D’une modernité folle au niveau de la musique (notamment les rythmiques) comme des paroles (interprétées en mode parlé-chanté), les chansons – qui ponctuent et structurent le récit – bénéficient en outre des arrangements classieux de Michel Colombier. Toutes ou presque ont une dimension tubesque, à commencer par

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes