Petits plats à la sauce solidaire, sur leur lit d’autogestion
La Cantine des Pyrénées, le Chaud Bouillon, Champêtre… Tour d’horizon de ces lieux qui proposent non seulement des repas à bas prix mais aussi un espace d’émancipation.

© Maxime Sirvins
Ce samedi 30 septembre, la Cantine des Pyrénées est à la fête. Elle célèbre ses dix ans d’existence à La Parole errante, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Pour l’occasion, une dizaine de collectifs de lutte et de cantines solidaires ont débarqué de toute la France. « On voulait marquer le coup et créer une sorte de rassemblement ; un moment où l’on prend le temps de se croiser pour échanger et voir comment travailler ensemble », introduit Marion, militante du collectif parisien depuis trois ans.
À l’origine, retrace la bénévole, la Cantine s’est créée à l’initiative d’un groupe de militant·es « dont certain·es venaient du mouvement squat. Ils ont commencé par occuper un ancien restaurant, au 331 rue des Pyrénées, dans le 20e arrondissement de Paris, et en ont fait une cantine solidaire. L’objectif, c’était de créer un lieu de quartier autogéré, ouvert à toutes et tous, et de sortir un peu de l’entre-soi militant. » Mais, en 2014, c’est l’expulsion. Après deux années d’activités qui se
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