Face aux problématiques des jeunes, l’imposture des influenceurs réacs
Si les nouvelles égéries numériques de la droite radicale ont fait des féministes, de la transidentité ou des militants de gauche leurs cibles privilégiées, les principales préoccupations de leurs congénères, comme la précarité ou l’écologie, sont rarement évoquées.
dans l’hebdo N° 1788-1791 Acheter ce numéro

Après l’oncle gênant, le jeune réac. Le traditionnel « C’était mieux avant ! » des fêtes de fin d’année n’est plus l’apanage des cheveux blancs en bout de table. Mais celui du dégradé chirurgical et assumé autour des oreilles. Terminé, les soixante-huitards désabusés ! Place aux tout juste bacheliers biberonnés aux discours d’un fringant Jordan Bardella. À l’instar du plus jeune président du RN, seulement 28 ans au compteur, une nouvelle génération réactionnaire insuffle son idéologie. Sa vision du monde. Avec l’extrême-droitisation de la société, c’est quartier libre pour cette jeunesse en guerre contre les « wokistes ». Son flanc le plus radical se rassemble sans se cacher, comme à Paris et à Bordeaux, le 1er décembre, ou à Romans-sur-Isère, après la mort du jeune Thomas, le 25 novembre. Et n’hésite pas, parmi les plus violents, à tendre le bras droit ou à sortir les gants coqués.
L’image du jeune contestataire forcément de gauche est
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