« The Killer » : différentes nuances de noir
Après dix ans de silence, Crime and the City Solution fait un peu figure de revenant. Avec une palette sonore inchangée.
dans l’hebdo N° 1787 Acheter ce numéro

© Elvira Akzigitova
Évoquer Crime and the City Solution ramène dans le Berlin de la seconde partie des années 1980 avec l’apparition d’une cosmogonie musicale autour des Bad Seeds de Nick Cave, rassemblant des musiciens australiens et européens. Dans cette nébuleuse, on pouvait retrouver le même musicien dans deux ou trois groupes, éventuellement avec un instrument différent à chaque fois. Einstürzende Neubauten, These Immortal Soul et Crime and the City Solution avaient comme point commun de produire des musiques intenses, sombres, orageuses, parfois bruitistes, voire brutales, comme si leur projet était d’explorer différentes nuances de noir.
Fermant une parenthèse de dix ans, Crime and the City Solution, de retour à Berlin, sous la houlette de ses deux membres fondateurs, Simon Bonney et Bronwyn Adams, revient avec un album dans la lignée des précédents. Des chansons qui évoquent des étendues désolées, sombres et glacées, parfois même des tableaux apocalyptiques à la Jérôme Bosch. Les guitares lancent des riffs d’airain énormes et verticaux comme des piliers de cathédrale, parfois se lient aux
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