« La ferme des Bertrand » : des sommets de labeur

En dressant le portrait intime et émouvant de trois générations d’agriculteurs en Haute-Savoie, Gilles Perret signe un film qui pose des questions essentielles. 

Christophe Kantcheff  • 23 janvier 2024 abonné·es
« La ferme des Bertrand » : des sommets de labeur
Hélène et Marc tiennent aujourd’hui la ferme avec la même exigence que leurs prédécesseurs.
© Laurent Cousin

Les filmés et leur filmeur sont voisins. Les Bertrand ont une ferme dans le hameau de Quincy sur la commune de Mieussy, en Haute-Savoie. La maison de Gilles Perret se trouve quelques dizaines de mètres plus loin. On peut appeler cela du cinéma de proximité. Mais, pour peu que l’affaire soit réussie, on sait que du local au global, du particulier au général, du spécifique à l’universel, il n’y a qu’un pas.

Le cinéaste n’en est pas à sa première avec ses voisins. Alors qu’il travaillait pour les actualités locales et des magazines audiovisuels, dont les pratiques ne l’enthousiasmaient guère, il aspirait à de vraies rencontres avec sa caméra, et trouvait par ailleurs que les Bertrand étaient des personnes formidables. D’où un premier film, qu’il a réalisé en 1997, vu uniquement dans sa région. Ce n’est

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Cinéma
Temps de lecture : 8 minutes