« Réconcilier les partis et les mouvements sociaux »
Coautrice d’un essai interpellant vivement la gauche, Priscillia Ludosky, figure des gilets jaunes, s’interroge sur la distance toujours plus grande entre les politiques et les citoyens. Il importe selon elle de mieux entendre ces derniers pour transformer les institutions et, ainsi, « changer (vraiment) la vie ».
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© Maxime Sirvins
Née en 1985, figure initiatrice du mouvement des gilets jaunes en 2018, Priscillia Ludosky n’a jamais été encartée dans un parti politique. Attachée à la démocratie participative et à l’union de la gauche, elle soutient d’abord la Primaire populaire en 2022, puis bientôt le programme de LFI, « L’Avenir en commun », avant de participer aux états généraux de l’écologie d’EELV en 2023. Elle reste déçue par les difficultés actuelles de la Nupes, alliance dans laquelle elle a cru.
Dans Gagner. Pour que la politique change (vraiment) nos vies, livre écrit avec la militante féministe Mahaut Chaudouët-Delmas et le militant et entrepreneur social Samuel Grzybowski, jadis engagé dans la Primaire populaire, elle s’interroge sur les échecs passés de la gauche de transformation sociale et écologique, et des combats contre toutes les discriminations.
Le titre de votre livre est Gagner. C’est là l’impératif politique et électoral auquel vous réfléchissez. S’agit-il d’un vade-mecum pour une victoire à gauche ? Et d’une apologie de « l’histoire longue de l’union de la gauche » ?
C’est d’abord un appel à l’humilité, à prendre du recul, à se remettre en question. Ce que chaque être humain est en droit et en capacité de faire, encore
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