« Qui a besoin du ciel », un peu de rêve dans le cauchemar américain
Avec Tommy Milliot et son impeccable distribution, le Kentucky de l’Américaine Naomi Wallace devient une puissante caisse de résonance des misères du monde. Et des luttes pour en venir à bout.
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© Pierre Gondard
Attachée sur la chaise où elle semble assise de toute éternité, la comédienne Catherine Vinatier ouvre Qui a besoin du ciel sur une image cinématographique. On pense prise d’otage, hold-up, cambriolage. Mais Naomi Wallace, l’autrice états-unienne de cette pièce mise en scène par Tommy Milliot – tout juste nommé à la tête du centre dramatique national de Besançon Franche-Comté –, ne reprend au théâtre un motif récurrent au cinéma que pour le détourner. Si elle convoque une représentation habituelle, voire figée de la violence, c’est pour se faufiler derrière et poursuivre sa cartographie sensible des injustices sociales et politiques aux États-Unis.
Naomi Wallace aime à
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