« Qui a besoin du ciel », un peu de rêve dans le cauchemar américain

Avec Tommy Milliot et son impeccable distribution, le Kentucky de l’Américaine Naomi Wallace devient une puissante caisse de résonance des misères du monde. Et des luttes pour en venir à bout.

Anaïs Heluin  • 6 février 2024 abonné·es
« Qui a besoin du ciel », un peu de rêve dans le cauchemar américain
Les neuf comédiens du spectacle savent y faire avec un verbe qui ne se laisse pas facilement attraper parce que mêlant toujours onirique et concret, trivial même en certaines occasions.
© Pierre Gondard

Attachée sur la chaise où elle semble assise de toute éternité, la comédienne Catherine Vinatier ouvre Qui a besoin du ciel sur une image cinéma­tographique. On pense prise d’otage, hold-up, cambriolage. Mais Naomi Wallace, l’autrice états-unienne de cette pièce mise en scène par Tommy Milliot – tout juste nommé à la tête du centre dramatique national de Besançon Franche-Comté –, ne reprend au théâtre un motif récurrent au cinéma que pour le détourner. Si elle convoque une représentation habituelle, voire figée de la violence, c’est pour se faufiler derrière et poursuivre sa carto­graphie sensible des injustices sociales et politiques aux États-Unis.

Naomi Wallace aime à

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Théâtre
Temps de lecture : 3 minutes