« Camille s’en va » : de l’activisme écologique

Dans son deuxième roman, Thomas Flahaut raconte l’histoire de militants défaits par la répression policière et le changement climatique, à qui il ne reste que l’amitié pour continuer d’espérer.

Lola Dubois-Carmes  • 27 mars 2024 abonné·es
« Camille s’en va » : de l’activisme écologique
Aux questions sociales et politiques qui structurent le récit de Thomas Flahaut, s’ajoute celle, intime, du manque difficile à dépasser.
© Peter Samuel Jaggi

Avec Camille s’en va, Thomas Flahaut manie suspense et douceur. Nous sommes en 2030 et Jérôme, surnommé Geronimo, retrouve son ami d’enfance Yvain à la Cingle, une forêt destinée à être rasée pour y installer des panneaux voltaïques et où campent des militants. Ces deux amis ne se sont pas vus depuis que Camille, leur sœur de lutte, s’en est allée, dix ans auparavant, sans prévenir ni revenir et que Jérôme a décidé de s’exiler en montagne pour oublier.

Les retrouvailles ne durent que quelques jours avant que la forêt ne soit assiégée par les forces de l’ordre. Jérôme fuit alors de nouveau dans les hauteurs. Mais la porte de ses souvenirs a été rouverte, les questions sans réponse refont surface et le manque béant de ses amis de toujours est ravivé. Pourquoi Camille est-elle partie sans jamais donner de nouvelles ? Pourquoi Yvain l’a-t-il rappelé

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes