« Le Déserteur », le sacrilège du soldat

Dani Rosenberg montre une société israélienne corrompue par l’état de guerre.

Christophe Kantcheff  • 23 avril 2024 abonné·es
« Le Déserteur », le sacrilège du soldat
Le réalisateur israélien Dani Rosenberg, dont c’est le deuxième long-métrage, a construit son intrigue à partir d’un épisode autobiographique.
© Dulac Distribution

Bien que tourné avant le 7 octobre, Le Déserteur offre un stupéfiant écho avec l’actualité. Le réalisateur israélien Dani Rosenberg, dont c’est le deuxième long-métrage, a construit son intrigue à partir d’un épisode autobiographique : alors qu’il était soldat, il a fui son unité. Mais, au bout de quelques heures, seul dans le désert et désemparé, il a fait marche arrière et a regagné sa base. Shlomi (Ido Tako), son personnage, lui, ne se retourne pas. Le film enregistre ainsi les conséquences successives de son acte, qui vont sans cesse s’amplifier.

Mais, auparavant, il s’enfuit. Ce sont des scènes impressionnantes où Shlomi court à travers un paysage de ruines, celles de la ville de Beit Hanoun à Gaza, détruite par un bombardement lors de la guerre de 2014, qui ont été reconstituées

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes