« Il pleut dans la maison », la fraternité à toute épreuve

La réalisatrice belge Paloma Sermon-Daï signe un premier film de fiction très réussi.

Christophe Kantcheff  • 2 avril 2024 abonné·es
« Il pleut dans la maison », la fraternité à toute épreuve
Au contraire d’un film pesant, misérabiliste, Paloma Sermon-Daï y insuffle de l’énergie et une manière de résister.
© Condor Distribution

Le cinéma belge montrant à l’écran les classes populaires ne se résume pas aux frères Dardenne. Voici une nouvelle venue, Paloma Sermon-Daï, qui s’est à juste titre déjà fait remarquer, notamment parce que son premier film de fiction, Il pleut dans la maison, a été sélectionné à Cannes l’an dernier par la Semaine de la critique. Paloma Sermon-Daï, née à Namur en 1993, est diplômée de la Haute École libre de Bruxelles. Preuve qu’on peut sortir d’une école (branche image) et faire du cinéma non conventionnel ou faire non conventionnellement du cinéma.

Purdey (Purdey Lombet), bientôt 18 ans, et son frère Makenzy (Makenzy Lombet), 15 ans, vivent à la campagne dans une maison en mauvais état qui a appartenu à leur grand-mère. Sans père, avec une mère alcoolique, fantomatique. Purdey a endossé le rôle de cheffe de famille et de sœur protectrice, ce

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Cinéma
Temps de lecture : 4 minutes