« Fainéant·es » : filmer la marginalité

Karim Dridi brosse le portrait attentif de deux femmes et de leurs vies hors norme.

Pauline Guedj  • 28 mai 2024 abonné·es
« Fainéant·es » : filmer la marginalité
Le film prend le temps de regarder et le spectateur peut, avec ces personnages, observer sans voyeurisme un monde aux règles complexes.
© New Story Distribution

Fainéant·es est le résultat d’un long travail né de la rencontre du réalisateur Karim Dridi avec la comédienne Faddo Jullian. Dridi est captivé par l’actrice qu’il côtoie lors d’un atelier. Sa voix, sa prestance, ses mouvements mais aussi son mode de vie l’intriguent. La jeune femme traverse la France en caravane, elle s’implique dans le monde du travail selon ses besoins et privilégie la liberté de se déplacer. Dridi la suit pendant dix ans, puis monte avec la scénariste et productrice Emma Soisson un projet autour de ces individus auxquels on donne parfois le nom péjoratif de « punks à chien ».

Le projet donne naissance à Fainéant·es où Faddo Jullian tient le rôle principal, celui de Nina, associée à .jU., une comédienne non professionnelle, dont le personnage se nomme Djoul. Le récit retrace leur histoire, d’une expulsion de squat à une autre, entre errance, boulots saisonniers, conflits au sein des communautés qu’elles intègrent et résolution

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes