Roxane Butterfly, les pieds du papillon
Grande représentante du tap dance en France, elle propose à Paris une soirée d’introduction à cette discipline.
dans l’hebdo N° 1819 Acheter ce numéro

En français, on parle de claquettes. Aux États-Unis, de tap dance. C’est un peu caricatural, mais, en gros, deux traditions s’opposent. D’un côté, les claquettes de la comédie musicale, celles pratiquées par les chorus girls de Busby Berkeley, par Gene Kelly, Ginger Rogers ou Fred Astaire. Les mouvements sont travaillés, les danses sont souvent effectuées à deux et les pas de claquettes se contentent parfois d’ornementer la chorégraphie. De l’autre, la tradition des Hoofers. Là, les artistes sont aussi et peut-être avant tout des musiciens. On entend des rythmiques complexes, on privilégie l’improvisation, on aime enchaîner les solos et les dynamiques de question-réponse. En participant aux révolutions du be-bop et du hard bop, le tap dance des Hoofers est devenu une composante fondamentale de l’histoire du jazz.
Elle doit son surnom de « papillon » à son mentor qui voulut ainsi honorer sa légèreté et l’impressionnante rapidité d'exécution de ses pas.
Engagés pour certains, ses danseurs se sentent alors revêtus d’une mission : rappeler l’importance de leur art et reconnaître son héritage, ancré dans la période de l’esclavage.
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