« Que du vent », une intrigue bien ficelée ?
Yves Ravey met en scène la préparation d’un cambriolage.
dans l’hebdo N° 1826 Acheter ce numéro

© Mathieu Zazzo
Il faut se méfier d’Yves Ravey. On lui donnerait le bon Dieu sans confession avec ses romans, tous chez le même éditeur, Minuit, qui ne dépassent jamais les 150 pages, reviennent sur les tables des libraires à peu près tous les deux ans, dotés de personnages aux allures louches qui sont vraiment louches. Tout cela est rassurant et justifierait qu’on accorde à Ravey une entière et pleine confiance.
Mais voilà. Il y a toujours dans ses livres une carte biseautée, un tiroir à double-fond, une peinture en trompe-l’œil. Non qu’Yves Ravey serait un tricheur. Mais il n’aime rien tant qu’une ligne claire se perde soudain dans un brouillard, qu’une histoire se camoufle derrière ses propres apparences.
Le tout avec humour. Par exemple, dans ce nouveau roman, Que du vent, le narrateur, Barnett Trapp (Ravey affectionne les personnages aux patronymes anglo-saxons), spécialiste en faillites et dépôts de bilan,
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