« Tenir debout » : les dessous des Miss
Avec ce premier spectacle personnel, Suzanne de Baecque interroge son art avec acuité.
dans l’hebdo N° 1829 Acheter ce numéro

© Jean-Louis Fernandez
Suzanne de Baecque a beau n’être sortie diplômée qu’il y a une poignée d’années de l’École du Nord, à Lille, elle a déjà une manière bien à elle d’appréhender le plateau. Sa façon curieuse de faire de l’absurde, du burlesque, d’ouvrir des portes vers le sérieux, voire le tragique, séduisent Alain Françon, qui l’a mise en scène dans La Surprise de l’amour de Marivaux (2021) puis Un chapeau de paille d’Italie (2023).
En parallèle de ces aventures comiques, elle a exploré dans Vertige (2001-2021), avec Guillaume Vincent et les artistes de sa promotion, un registre tout autre. Largement autofictive, cette pièce racontant les désirs de théâtre de jeunes comédiens a certainement nourri Suzanne de Baecque pour la création de Tenir debout.
Théâtre intranquilleCe premier spectacle personnel est en effet né lui aussi à l’École du Nord, et dit beaucoup de celle qui le porte, accompagnée de Raphaëlle Rousseau (en alternance avec India de Almeida). Le récit que nous livre Suzanne, dans une adresse directe très fine, est le fruit d’une expérience personnelle menée dans le cadre du « Croquis de voyage », expédition d’un mois en solitaire, sans téléphone, proposée aux élèves de 3e année à Lille. En faisant de cette genèse l’un des éléments de sa pièce faite de fragments plutôt hétérogènes, Suzanne de Baecque se fait autrice d’un
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