« Tenir debout » : les dessous des Miss

Avec ce premier spectacle personnel, Suzanne de Baecque interroge son art avec acuité.

Anaïs Heluin  • 25 septembre 2024 abonné·es
« Tenir debout » : les dessous des Miss
Alternant narration et scènes de reconstitution, la comédienne raconte son expérience lors de l’élection Miss Poitou-Charentes 2020.
© Jean-Louis Fernandez

Suzanne de Baecque a beau n’être sortie diplômée qu’il y a une poignée d’années de l’École du Nord, à Lille, elle a déjà une manière bien à elle d’appréhender le plateau. Sa façon curieuse de faire de l’absurde, du burlesque, d’ouvrir des portes vers le sérieux, voire le tragique, séduisent Alain Françon, qui l’a mise en scène dans La Surprise de l’amour de Marivaux (2021) puis Un chapeau de paille d’Italie (2023).

En parallèle de ces aventures comiques, elle a exploré dans Vertige (2001-2021), avec Guillaume Vincent et les artistes de sa promotion, un registre tout autre. Largement autofictive, cette pièce racontant les désirs de théâtre de jeunes comédiens a certainement nourri Suzanne de Baecque pour la création de Tenir debout.

Théâtre intranquille

Ce premier spectacle personnel est en effet né lui aussi à l’École du Nord, et dit beaucoup de celle qui le porte, accompagnée de Raphaëlle Rousseau (en alternance avec India de Almeida). Le récit que nous livre Suzanne, dans une adresse directe très fine, est le fruit d’une expérience personnelle menée dans le cadre du « Croquis de voyage », expédition d’un mois en solitaire, sans téléphone, proposée aux élèves de 3e année à Lille. En faisant de cette genèse l’un des éléments de sa pièce faite de fragments plutôt hétérogènes, Suzanne de Baecque se fait autrice d’un

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Théâtre
Temps de lecture : 2 minutes