« Sauvages », la civilisation du vivant

Dans le film d’animation de Claude Barras, les protagonistes se battent contre la déforestation à Bornéo.

Christophe Kantcheff  • 15 octobre 2024 abonné·es
« Sauvages », la civilisation du vivant
Une œuvre riche, liant intime et politique, esthétique et engagement. Et destinée à tous les âges.
© Haut et court

Le cinéma d’animation nourri par les travaux de recherche ? Pour en être persuadé, il n’est qu’à voir les remerciements formulés par Claude Barras au terme de son nouveau film, Sauvages, envers Baptiste Morizot, Vinciane Despret, Bruno Latour, Philippe Descola… On se souvient de Mon oncle d’Amérique, d’Alain Resnais, élaboré avec le neurobiologiste Henri Laborit.

La démarche est loin d’être aussi didactique ici. Ce dialogue entre cinéma et sciences sociales débouche sur une œuvre où règne la fiction, où la gravité est intégrée à une fantaisie charmante, et dont l’esthétique se situe dans la continuation du film précédent du cinéaste, le fameux Ma Vie de courgette, au grand succès public.

Les tropiques en plus : Sauvages se déroule en effet à Bornéo, en lisière de la forêt ancestrale, qu’une multinationale est en train de détruire pour développer la culture des palmiers à huile. Sur ce chantier, des ouvriers tirent sur une mère orang-outan dont le bébé orphelin est recueilli par Kéria, une adolescente qui,

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes