« All We Imagine As Light », libération douce

L’Indienne Payal Kapadia, récompensée par le Grand Prix du Festival de Cannes, filme trois femmes sur la voie de l’émancipation.

Christophe Kantcheff  • 1 octobre 2024 abonné·es
« All We Imagine As Light », libération douce
Une œuvre montrant avec subtilité la condition de femmes dans une grande ville indienne, sans spectacularisation inutile ni dolorisme.
© Condor Films

All We Imagine as Light s’ouvre sur des images documentaires de Mumbay et de ses quartiers surpeuplés, qui attirent des masses d’Indiens issus pour certains de régions lointaines, venant ici chercher du travail, comme le rapportent en voix off des anonymes. « Mumbay absorbe le temps », dit l’un d’eux, comme si la cité était en elle-même une force écrasante, terrassante.

Puis on entre dans la fiction en suivant trois femmes. Ce sont d’abord Prabha (Kani Kusruti) et Anu (Divya Prabha), colocataires et collègues infirmières à l’hôpital. La première a été mariée il y a déjà longtemps à un homme qu’elle connaissait à peine et qui peu après la cérémonie est parti travailler en Allemagne, d’où il ne donne plus de nouvelles. Pour autant, Prabha ne s’autorise aucune vie affective. Anu, encore très jeune, connaît avec Shiaz (Hridhu Haroon) un grand amour interdit : s’ils l’apprenaient, ses parents rejetteraient immédiatement le jeune homme car il est musulman. La troisième femme

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes