« Éclats d’Irak », ici comme ailleurs

De l’Irak à Paris, les poèmes de Kadhim Jihad Hassan racontent l’exil.

Christophe Kantcheff  • 15 janvier 2025 abonné·es
« Éclats d’Irak », ici comme ailleurs
Coucher de soleil sur le fleuve Chatt el-Arab.
© XAVIER BARON / AFP

« Suis-je en quête d’îles lointaines / Ou visiblement en fuite toujours plus avant ? / Qu’est-ce en moi qui me pousse à marcher vers l’infini ? » Ces vers sont dus à Kadhim Jihad Hassan, poète, essayiste, traducteur et professeur à l’Inalco, né en 1955 dans le sud de l’Irak et arrivé en France à l’âge de 21 ans, pour ne plus en repartir. Ce sont les vers d’un marcheur appartenant à des « processions de vaincus », pour qui le pays perdu paraît tout à la fois si loin et si proche.

On les trouve dans la partie intitulée Éclats d’Irak, qui, dans l’anthologie des poèmes de Kadhim Jihad Hassan publiée en cette rentrée de janvier, s’insère entre deux autres cycles de poèmes : Réinvention de la campagne, où l’auteur convoque ses souvenirs de jeunesse, et Migrations. Ces trois titres résument le parcours de sa vie.

« Longtemps nous garderons le souvenir / De l’étonnement des passants / Lorsque nous nous mîmes à saisir l’air / Avec des pinces / Et à faire des bizarreries / Qui étaient tout simplement / Notre façon de ne pas être. » Une étrangeté, un décalage, une douleur : tel est l’exil. Ses différents

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes