« Le Son de la révolte » : musiques noires, force politique
Christophe Ylla-Somers présente une synthèse fouillée des musiques africaines-américaines.
dans l’hebdo N° 1844 Acheter ce numéro

© Marc Garanger / Aurimages via AFP
Le 6 mars 1971, le groupe américain Staple Singers chante sur la place de l’Indépendance à Accra, au Ghana. Rassemblant des milliers de spectateurs, l’événement est doublement politique. D’abord, il marque l’anniversaire de l’indépendance du pays, le premier à s’être libéré du joug colonial en 1957. Ensuite, il donne la parole à des artistes panafricains. Au cœur du concert, le titre « When Will We Be Paid » est un brûlot pro-réparations. « Quand serons-nous payés pour le travail que nous avons fait, s’interroge le groupe, nous, qui avons construit notre pays ? »
Les Staple Singers, Miles Davis ou Nina Simone comptent parmi les nombreux personnages du Son de la révolte, riche synthèse que Christophe Ylla-Somers consacre à la fabrique politique des musiques africaines-américaines. Suivant la chronologie, l’auteur revient sur différents courants, qu’il rattache à leur contexte d’élaboration. Son histoire aborde l’église noire, lieu des spirituals, où le pasteur est devenu leader politique et musicien. Puis il évoque le blues, dont il montre avec force la puissance subversive des paroles, tout en double sens.
Sont ensuite explorés le jazz – jazz age des grandes villes, be-bop regardant vers
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