« Praesentia », sensibilité organique
L’exposition invite à explorer l’œuvre protéiforme de Myriam Mihindou qui, empreinte de plusieurs cultures, affirme une intense présence au monde et traduit un souci extrême du vivant.
dans l’hebdo N° 1850 Acheter ce numéro

© Aurélien Mole
En activité dans la sphère de l’art contemporain depuis les années 1990, Myriam Mihindou – née en 1964 d’un père gabonais et d’une mère française – développe un corpus dans lequel se croisent sculptures, installations, photos, vidéos, dessins, performances et pièces mixtes. Ayant grandi au Gabon, elle a vécu plus tard à La Réunion, au Maroc et en Égypte avant de s’installer durablement en France métropolitaine. Plurielle, sa pratique a évolué au fur et à mesure, enrichie de toutes ses expériences humaines et culturelles.
« Cette mutation est inévitable : en passant d’un lieu à l’autre, on change de langue, d’espace, de politique, constate Myriam Mihindou. On porte un regard beaucoup plus large sur le monde et on apprend de chaque territoire. » En 2022, elle a reçu pour l’ensemble de son œuvre le prix annuel décerné par la fondation Aware (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions), laquelle a pour mission de valoriser et (re)visibiliser les artistes féminines. À la suite de cette récompense, un ambitieux projet curatorial s’est monté sous l’impulsion conjointe du Palais de Tokyo, à Paris, et du Centre régional d’art contemporain (Crac) Occitanie, à Sète.
Ayant appris plusieurs langues dans mon enfance, j’ai vraiment ressenti le besoin de décortiquer les mots
M. MihindouCoproduite par la fondation Aware, l’exposition monographique – couvrant environ vingt-cinq ans de création – qui en résulte, « Praesentia », a ainsi été conçue et réalisée de bout en bout par les deux institutions partenaires, en dialogue étroit avec Myriam Mihindou. D’abord présentée au Palais de Tokyo (d’octobre 2024 à
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