« Patronyme », ou la quête d’un nom « propre »
Vanessa Springora mène une enquête sur son histoire familiale paternelle, laquelle croise aussi l’histoire des totalitarismes.
dans l’hebdo N° 1850 Acheter ce numéro

Nom d’emprunt, nom propre ou nom d’artiste ? « Springora » est les trois à la fois. Au moment du décès de son père, Vanessa Springora découvre les conditions de vie de ce dernier et revient sur ses rapports distants avec cette figure paternelle adepte des mensonges et psychiquement malade, perdue de vue depuis plusieurs années. Mais qui lui a tout de même légué ce nom de famille original et dont elle n’a jamais rien su.
Le premier tiers du livre relate ce qui l’a finalement amenée à vouloir enquêter sur son grand-père paternel tchèque et tant aimé, mais qu’elle redécouvre sous un nouveau jour sur des photos cachées dans l’appartement de son défunt père. La narratrice partage ensuite sa longue entreprise pour reconstituer cette histoire familiale jamais racontée. Une manière aussi de mieux connaître ce père pétri de contradictions.
À la manière d’une enquête journalistique menée avec minutie, Vanessa Springora multiplie les demandes d’informations auprès des administrations, voyage jusqu’à une
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