« Flamingo Tower » : freak délice
Semblant surgir d’une autre planète, le duo californien Monde UFO propulse sur Terre son troisième album, Flamingo Tower, qui flotte superbement entre rock psyché et jazz barré.
dans l’hebdo N° 1854 Acheter ce numéro

© Nathaniel Kissel
À l’heure où les États-Unis subissent une violente tempête obscurantiste venue de l’intérieur, à la suite du retour à la Maison Blanche de l’infâme Donald Trump, on se réjouit plus encore de l’existence d’un groupe comme Monde UFO, dont l’ouverture d’esprit et la liberté de jeu, sans le moindre calcul, apparaissent vraiment salutaires – voire vitales – dans un tel contexte mortifère.
Installé à Los Angeles, dans le quartier de Skid Row, le musicien Ray Monde – compositeur, multi-instrumentiste, chanteur – a donné l’impulsion au projet en solo. À l’aide d’un orgue, de claviers, d’une boîte à rythmes, d’une guitare et de sa voix, il a commencé à produire des morceaux gravitant dans la sphère de la méditation et dans l’univers des ovnis (UFO en anglais).
Le décollage s’est vraiment opéré avec l’arrivée à bord de l’artiste plasticienne Kris Chau, originaire d’Honolulu. Cultivant un intérêt prononcé pour les musiques expérimentales, Ray Monde a été stimulé par la perspective d’embarquer la jeune femme, mélomane mais dénuée d’expérience musicale, dans cette aventure résolument
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