« Belonging », appartenir à une famille
Avec son dernier album, le saxophoniste Branford Marsalis laisse s’exprimer la fougue de son quartet.
dans l’hebdo N° 1857 Acheter ce numéro

© NICOLAS MAETERLINCK / BELGA MAG / Belga via AFP
À La Nouvelle-Orléans, le jazz est une histoire de famille. Parmi les habitants de la ville s’imposent des dynasties : les Neville, dont est issu le groupe de soul Neville Brothers ; les Andrews, pour Trombone Shorty ; les Batiste et son célèbre pianiste, Jon ; les Marsalis, dont deux des fils ont exercé une influence cruciale sur l’histoire du jazz et de la musique en général depuis les années 1980. Chez les Marsalis, il y a d’abord le père, Ellis, pianiste ; puis viennent des frères, Jason, batteur, Delfeayo, tromboniste, Wynton, trompettiste, et Branford, l’aîné, saxophoniste, dont le superbe album Belonging est sorti le 28 mars.
« Chez les Marsalis, la musique était là tout le temps », explique Branford, et, s’il a un temps envisagé de devenir professeur d’histoire, un séjour à New York avec Wynton le remettra à jamais dans le droit chemin. Les débuts de carrière des deux frères sont indissociables et ceux-ci échangent constamment. Un même engouement pour les Jazz Messengers, groupe du batteur Art Blakey qu’ils intègrent tous deux. Une même réflexion théorique sur les racines et l’avenir du jazz.
Branford s’impose comme le plus éclectique des Marsalis.
Toutefois, si Wynton gagne rapidement la réputation de chantre du jazz traditionnel – il est aujourd’hui directeur du prestigieux Jazz at Lincoln Center de New
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