« Les Fausses Confidences », une langue à sa juste place

Alain Françon revient avec profondeur à l’écriture de Marivaux, à rebours des clichés sur les « marivaudages ».

Anaïs Heluin  • 30 avril 2025 abonné·es
« Les Fausses Confidences », une langue à sa juste place
Grâce à une scénographie épurée, néoclassique, et un jeu à l’avenant, la puissance du verbe apparaît ici avec éclat.
© Jean-LouisFernandez

Avec Les Fausses Confidences, pièce qu’il a créée en 2024 et qui achève sa tournée au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, Alain Françon poursuit sur sa lancée Marivaux. Amorcée il y a plus de quarante ans avec La Double Inconstance (1981), puis reprise en 2021 avec La Seconde Surprise de l’amour, que programme aussi le théâtre parisien (1), cette exploration va à rebours de tous les clichés qui entourent encore aujourd’hui l’écriture de l’auteur du XVIIIe siècle. Comme lorsqu’il met en scène du Peter Handke, du Molière, du Tourgueniev ou, parmi les plus contemporains, du Nicolas Doutey, c’est la langue qui prime dans l’approche par ­Françon des pièces de Marivaux.

Si « marivaudages » ou intrigues amoureuses alambiquées il y a dans Les Fausses Confidences d’Alain Françon, ce n’est pas dans le sens léger, voire un brin méprisant, que l’on donne habituellement à ce terme. Grâce à une scénographie épurée, néoclassique, et un jeu à l’avenant, la puissance du verbe apparaît ici avec éclat. Nul doute en effet que l’amour qui éclot entre la riche veuve Araminte (Georgia

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Théâtre
Temps de lecture : 2 minutes