À Paris, Révolution permanente déclare la « guerre à la guerre »
Le parti d’extrême-gauche a rassemblé plus de 2000 personnes lors d’un meeting, dimanche 25 mai, à Paris. Des militants du monde entier ont rappelé la nécessité de l’internationalisme face aux guerres, à l’impérialisme et à l’extrême-droite.

© Pierre Jequier-Zalc
« C’est vertigineux. » L’espace Charenton, dans le douzième arrondissement parisien, vient à peine de se vider et Paul Morao, membre de la direction de Révolution permanente (RP), a encore du mal à croire que la jeune organisation révolutionnaire a fait salle comble – 1 600 personnes – et a même dû ouvrir une seconde salle de projection, également pleine à craquer.
En tout, ce sont donc plus de 2 000 personnes qui ont assisté au meeting de RP, dimanche 25 mai. Soit plus du double que l’année dernière : une expansion notable à l’extrême gauche où rares sont les organisations à connaître une popularité ascendante.
Pour ce grand événement, RP a décidé de mettre l’accent sur l’internationalisme. « Dans un contexte où on ne parle que de nationalisme, de patriotisme, de chasse aux migrants, il n’y a pas de tâche plus importante que de montrer le drapeau de l’internationalisme », explique, en préambule, Daniella Cobet, membre de la direction de RP, rapidement reprise par l’ensemble d’une salle chauffée à blanc : « Non au militarisme, anti-impérialiste, internationaliste et guerre à la guerre ! ».
Contre « l’impérialisme décomplexé »Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Au sein de Révolution permanente, on refuse tous les discours bellicistes et patriotiques qui fleurissent ces derniers mois. Et on prône l’organisation au niveau international, entre les travailleurs et travailleuses de tous les pays, pour contrer « l’impérialisme décomplexé » et l’extrême droite. La jeune organisation fait ainsi partie de la Fraction trotskiste (FT) qui rassemble des organisations révolutionnaires partout sur le globe.
Donald Trump représente le pire du capitalisme, associé à une politique migratoire terrible.
J. WallaceÀ la tribune, des militants et militantes espagnols, américains, allemands, ou encore argentins, se succèdent. Comme Julia Wallace, militante et syndicaliste
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