« La Ville » : qui sont vraiment les zombies ?
Le dessinateur Nicolas Presl s’approprie le mythe des morts-vivants.
dans l’hebdo N° 1866 Acheter ce numéro

Emporté par le courant, un cadavre dérive près de la vedette d’un jeune couple de riches désœuvrés. De quoi gâcher la baignade des deux insouciants tourtereaux qui vivent au sein d’un archipel de villas flottantes. Au loin, une fumée noire s’échappe de la ville côtière la plus proche – encore une émeute de morts-vivants réprimée dans le sang par des tanks et des drones de combat qui sillonnent les quartiers populaires. Sur plus de trois cents pages de bande dessinée muettes en noir et blanc, Nicolas Presl développe un univers urbain dystopique, où les hôtels de luxe se protègent grâce à des miradors et des milices anti-zombies.
Peu à peu, le récit explicite les conflits sociaux brutaux qui restent des impensés dans tant de récits de zombies hollywoodiens. Ces derniers évitent toujours de répondre à une question pourtant simple : que représentent ces monstres et la peur qu’ils
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