« Indomptables » : enquête à Yaoundé

Thomas Ngijol signe avec succès un film africain.

Christophe Kantcheff  • 10 juin 2025 abonné·es
« Indomptables » : enquête à Yaoundé
"Indomptables" se présente ainsi comme le portrait d’un homme et d’un pays, tous deux vecteurs de traditions ou d’us et coutumes déconnectés du présent.
© Why Not Production

Thomas Ngijol a voulu faire d’Indomptables, qui était présenté à Cannes à la Quinzaine des cinéastes, un film intégralement africain, lui qui a grandi en banlieue parisienne. Cela sentait le piège à plein nez : le cinéaste pouvait s’adonner au pittoresque, embellir le Cameroun d’où viennent ses parents ou aligner les clichés. Rien de tout cela. Au contraire, il émane de son quatrième long métrage, le deuxième qu’il réalise seul, une véracité impressionnante.

L’humoriste y a manifestement mis toute sa part africaine (ce dont il a hérité intimement et ce qu’il a saisi sur place) et est allé au bout de son projet : s’il interprète – et de quelle manière ! – le personnage principal, tous les autres comédiens sont camerounais (et excellents). Il n’a pas repeint, au sens littéral ou métaphorique, le Yaoundé où il a tourné et qu’il a mis en scène : on y voit notamment la prolifération de la drogue et de la violence qu’elle engendre, ou un hôpital laissant un homme mourir car sans argent.

En se glissant dans la

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Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes