« Correction automatique » : absurdement humain

Dans ce recueil de nouvelles à l’humour grinçant, Etgar Keret dépeint l’irrépressible humanité des hommes dans un monde pourtant ultra-connecté et désenchanté.

Lola Dubois-Carmes  • 4 juin 2025 abonné·es
« Correction automatique » : absurdement humain
À chaque nouvelle, sa chute et son lot de questionnements : que reste-t-il de la sensibilité humaine ?
© EMMANUEL DUNAND / AFP

Au commencement étaient Dieu, les extraterrestres et la nouvelle technologie. Les ingrédients de base des trente-trois nouvelles que compte le recueil Correction automatique de l’auteur israélien Etgar Keret. D’un récit à l’autre, le lecteur rencontrera une jeune femme venue d’un monde parallèle pour remporter un jeu télévisé, une existence dans laquelle il est possible de revenir trente secondes en arrière pour changer ses actions, un film qui dure toute une vie, ou encore le suicide d’une intelligence artificielle. Dans ces histoires magiquement réalistes, l’humanité, même là où elle est chassée, revient toujours au galop.

La nouvelle intitulée « Jour des célibataires chinois » illustre en seulement deux pages ces associations d’idées qui confinent souvent à l’absurde. Un couple stérile achète sur internet une table de cuisine en promotion à l’occasion de la fête chinoise des célibataires. Or une chaise haute est offerte avec cette commande, qu’ils parviendront finalement à

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes