« Miroirs n°3 », un possible retour

Christian Petzold signe une œuvre troublante entre présence et absence.

Christophe Kantcheff  • 26 août 2025 abonné·es
« Miroirs n°3 », un possible retour
Le film ne cesse de jouer sur les apparences d’une substitution, d’un remplacement, qui pourrait tout aussi bien être une apparition ou un fantôme.
© Les films du losange

Traversant une crise ressemblant à une dépression, Laura (Paula Beer), une jeune pianiste, est victime d’un accident de la route avec son compagnon, qui meurt sur le coup. Habitant une maison voisine, Betty (Barbara Auer), une femme d’âge mûr, recueille Laura, miraculeusement indemne, qui désire rester chez elle plutôt que de se rendre à l’hôpital.

Auparavant, le regard des deux femmes s’était déjà croisé, l’une et l’autre semblant confusément se reconnaître. Betty s’avère attentionnée comme une mère envers Laura, et Laura s’attache rapidement à cette femme et à sa maison. Qui sont-elles l’une pour l’autre ?

Ainsi débute Miroirs n° 3, avec un parfum d’énigme dont l’excellent réalisateur allemand Christian Petzold (Ondine, Le Ciel rouge) est friand. Pourtant, le cinéaste désépaissit rapidement le mystère qui entoure Betty et « ses hommes », son mari (Matthias Brandt) et son fils (Enno Trebs), qui n’habitent pas avec elle mais non loin, dans le garage qu’ils tiennent, et qu’elle invite à rencontrer Laura. Ces trois-là vivent avec une disparue, leur fille et sœur morte, qui jouait aussi du piano.

Le film ne cesse de jouer sur les apparences d’une substitution, d’un remplacement, qui

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Cinéma
Temps de lecture : 3 minutes