« Porcelain », ivresse sonique
Pourvoyeur d’un rock virulent, gorgé d’électricité, le duo Pamplemousse vient de publier un nouvel album à l’éclat fulgurant.
dans l’hebdo N° 1888 Acheter ce numéro

© Vincent Dietsch
Fruit de l’union – à la ville comme à la scène – entre Sarah Lenormand et Nicolas Magi, Pamplemousse a germé à La Réunion, île natale de la première et terre adoptive du second. Mené en parallèle de leurs métiers, le groupe s’est lancé en 2016, elle à la basse, lui à la guitare et au chant, un troisième larron à la batterie. Deux albums ont été réalisés en trio, avec deux batteurs différents : Pamplemousse (2017) et High Strung (2019).
De rafales électriques en saccades rythmiques, les deux déversent sans répit une musique survoltée, parcourue d’une énergie fiévreuse, d’où surgit un chant (en anglais) ulcéré proche du cri : un genre de blues explosé, à la redoutable puissance de déflagration. À la suite du départ d’un éphémère troisième batteur, après la tournée qui a suivi High Strung, Pamplemousse est devenu un duo en 2021. Sarah Lenormand a abandonné la basse pour se poster à la batterie, avec laquelle elle a vite fait ses preuves, développant un jeu minimaliste à la force de frappe saisissante.
La pochette de "Porcelain".De son côté, Nicolas Magi a mis au point un savant protocole technique qui lui permet d’utiliser sa guitare comme une basse. Après un an de répétitions intensives, le binôme a enfanté le
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