En Iran, le régime tente l’apaisement

Après plus d’une semaine de protestation, la colère du peuple iranien ne retombe pas. D’abord contre la vie chère, les manifestations ont évolué en une critique du pouvoir. La situation économique alimente la mobilisation. Le rial a perdu près d’un tiers de sa valeur face au dollar alors que le pays est sous embargo international depuis des années. Après nombre d’arrestations et la mort d’au moins douze personnes, dont des membres des forces de sécurité, le gouvernement tente désormais de jouer l’apaisement.
Une aide de 10 millions de rials a été annoncée début janvier – soit environ six euros par mois par personne –, qui doit être versée pendant quatre mois. À l’international, les réactions n’ont pas tardé. Donald Trump s’est dit prêt à « voler au secours des manifestants ». Une déclaration lourde de sens alors que ce dernier pousse les murs de tous les côtés. Le pouvoir iranien affine, lui, sa rhétorique et distingue « manifestants » et « émeutiers ». Sans toutefois préciser où se situe la frontière entre les deux.
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