Frederick Wiseman, le documentaire comme œuvre d’art

Décédé le 16 février dernier, le cinéaste a filmé la violence sociale mais aussi la tragi-comédie humaine.

Christophe Kantcheff  • 17 février 2026 abonné·es
Frederick Wiseman, le documentaire comme œuvre d’art
© LOIC VENANCE / AFP

On a coutume de dire que Frederick Wiseman (né en 1930 à Boston) était le cinéaste des institutions, entendues au sens large, le plus souvent publiques, parfois privées. Au vu des 43 longs métrages qu’il a réalisés, l’affirmation est juste. Qu’il s’agisse du tribunal pour enfants de Memphis (Juvenile Court, 1973), d’un service de soins intensifs dans un hôpital de Boston (Near Death, 1989), d’une cité pauvre où les Afro-Américains sont ghettoïsés (Public Housing, 1997), ou de l’université de Berkeley (At Berkeley, 2013), pour ne prendre que quelques exemples, le cinéaste, toujours en équipe très réduite, y a posé sa caméra pour en saisir les logiques internes.

Le cinéma de Wiseman était d’autant plus efficace qu’il ne cherchait pas à dénoncer.

Révélateur de la

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Cinéma
Temps de lecture : 2 minutes