États-Unis : un suprême uppercut douanier pour Trump

© SAUL LOEB / AFP
Toujours aussi belliqueux mais déstabilisé, Donald Trump vient de subir son premier revers. Lundi 23 février, la Cour suprême des États-Unis, plus haute institution de la République fédérale, a invalidé une grande partie des droits de douane que le président voulait appliquer à de nombreux pays. La Cour suprême avait jusqu’alors donné un blanc-seing pour la politique de fer du républicain. La contre-attaque du milliardaire-président ne s’est pas fait attendre.
Sur son réseau social, Truth Social, les anathèmes ont fusé contre la Cour suprême, « ridicule et défectueuse ». Il est allé jusqu’à qualifier la décision de « faveur faite à la Chine » et, par la même occasion, a retiré son honneur à l’institution en omettant la majuscule à son nom. La réponse politique reste dans la logique du personnage : la punition collective. Samedi 21 février, l’annonce tombe : une augmentation des droits de douane mondiaux de 10 % à 15 %.
Mais le contournement est de courte durée, cette mesure reste limitée dans le temps à 150 jours. Au-delà, le président devra demander un vote du Congrès pour qu’elle continue à s’appliquer. Et dimanche 22 février, une scène lunaire s’est déroulée sur la chaîne d’information en continu C-SPAN : un homme disant s’appeler John Barron est intervenu au téléphone pour critiquer vivement la Cour suprême avant d’être coupé. John Barron est un pseudonyme que le milliardaire utilise depuis des années, et l’homme mystère avait sa diction reconnaissable entre mille. Un imitateur ou une tentative d’influence du président ?
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