« Mouette » : la spéléologie de l’âme

Dans ce roman oppressant de Dimitri Rouchon-Borie, le narrateur cherche à s’échapper d’un sous-sol humide et sombre, offrant au lecteur plusieurs pistes d’interprétation.

Lola Dubois-Carmes  • 6 février 2026 abonné·es
« Mouette » : la spéléologie de l’âme
Le lecteur est aspiré par un « boyau » : celui du flux de conscience du protagoniste, dont les pensées immatures et désordonnées guident ce sombre huis clos.
© DR

À rebours de ce que présage le titre, Dimitri ­Rouchon-Borie, dont Mouette est le troisième roman, n’emmène pas le lecteur respirer l’air marin. Dès les premières pages, son personnage, Lester, est au contact de la glaise, sans possibilité de se relever, avec simplement une lampe frontale, un cahier déjà noirci d’écrits et quelques barres énergétiques à sa disposition. Il rampe depuis des impasses jusqu’à des passages si étroits qu’il est difficile d’y entrer, en passant par des couloirs à 90 degrés. Au centre, un lac où il est possible de se tenir debout fait office d’espace de repos. Très vite les questions affluent : pourquoi est-il là ? d’où vient-il ? et comment sortir ? 

Au fil de son avancée dans ce labyrinthe, qu’il surnomme le Boyau, Lester rencontre d’autres personnages qui, comme lui, ne savent rien de leur histoire et cherchent à survivre. Leur instinct va de pair avec la violence,

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Littérature
Temps de lecture : 2 minutes