Des « nuisibles » pas si nuisibles

Une étude réalisée par le Muséum national d’histoire naturelle révèle que l’abattage massif des animaux dits nuisibles tels que les renards, fouines, martres et corbeaux ne régule pas les populations animales concernées et représente un coût économique huit fois plus élevé que les déclarations des dégâts qu’on leur impute. Les scientifiques ajoutent que ces destructions réduisent les services écosystémiques rendus par ces espèces, notamment à l’agriculture et à la foresterie. Le coût de l’abattage est estimé entre 103 et 123 millions d’euros par an, tandis que le coût annuel des dégâts déclarés varie de 8 à 23 millions d’euros. La liste des espèces « nuisibles » sera révisée dans chaque département français par le gouvernement en juin 2026.
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