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Publié le 6 septembre 2013

Du "Hollande bashing" …

… et de ses raisons (les miennes) (1)

Il m’est parfois fait reproche (notamment sur Twitter) d’une trop virulente acrimonie envers l’actuel président de la République. Je me livre en effet volontiers à ce qu’on est convenu d’appeler, dans le parler globish en vigueur, au “Hollande bashing”, que je pratique, c’est vrai, sans modération.

Sans modération, et sans suffisamment argumenter les raisons d’une détestation qui est allée croissante depuis les premiers renoncements, reculs et trahisons de toute nature qui ont marqué et continuent d’émailler les bientôt quinze premiers mois de ce quinquennat calamiteux.
Illustration - Du "Hollande bashing" …
D’où cette tentative d’éclaircissement d’une position jugée excessive à la Cour (ce dont je n’ai cure), mais aussi par quelques braves gens, miens lecteurs, pour qui j’ai respect et considération.

Disons tout de suite que je n’ai pas l’ombre d’un différent personnel avec le citoyen François Hollande, que je connais un peu 1, que j’ai longtemps trouvé plutôt sympathique, et pour qui j’ai voté au second tour de la présidentielle.

Il fut élu, sans trop de marge, mais remplissant ainsi le contrat implicite que bien des citoyens comme moi lui assignaient : sortir le sortant, de triste mémoire. Dont acte.

Pour le reste, j’étais de ceux qui ne nourrissaient aucune illusion : ceux que, depuis de longs mois, et bien avant Mélenchon, je n’appelais déjà plus que «solfériniens», avaient déjà largement démontré qu’ils n’avaient plus grand chose de «socialistes» , si toutefois les mots ont un sens. Et Hollande était leur chef, leur tête d’affiche — certes souvent brocardé et contesté à l’intérieur même d’un parti qui n’est plus, depuis longtemps, qu’une «  fédération de bourgs pourris » 2 : qu’on se souvienne de “ Flanby ”, de “ Fraise des bois ”, de “ Monsieur petites blagues ”, et autres amabilités de camarades et néanmoins rivaux.

Mais la politique étant ce qu’elle est (et l’état de la démocratie ce que nous savons), la seule chose qui compte pour ceux qui en font profession est de parvenir à s’installer au pouvoir et d’y rester le plus longtemps possible ; et bénit soit celui, aussi détesté soit-il, qui aura su mener le troupeau aux gras pâturages des champs élyséens.

Il a su.

Telle est sa puissance et sa gloire. Et si nul ne peut contester la validité de sa victoire (celle d’une pratique électorale largement dépourvue de sens, si !), il est permis de juger qu’elle débouche sur une pratique du pouvoir au moins aussi détestable que celle de son prédécesseur … (A suivre).


  1. Nous avons même jadis débattu courtoisement en public au cours de la campagne du référendum sur le traité de Maastricht (lui pour, moi contre). 

  2. Le mot, déjà ancien, est de Chevènement. 


On commente si l'on veut ; mais pas dans l'anonymat.

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