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Publié le 13 mars 2014
Des féministes prétendu-es tel-lles, un traitement médiatique carnaval

Des féministes prétendu-es tel-lles, un traitement médiatique carnaval

Quoi de plus simple que de titrer sur "deux manifs féministes" pour le 8 mars ?

Alors même qu'il avait clairement détecté le subterfuge la veille, Libération nous gratifie d'un raccourci saisissant le lendemain~- journée internationale des droits des femmes~- Peut-on être féministe et défendre le voile, le porno ou la garde alternée ?.
_ Mélangeant ainsi avec malheur tout et n'importe quoi, et, surtout, reprenant des revendications machistes aux données biaisées.

Cacher ces cheveux qui les excitent

A grand appel de sociologues, on y lit, en ombre, que le voile n'est pas du tout une demande des hommes de cacher les cheveux des femmes, partie très excitante de notre anatomie, mais une libération des femmes qui décident de se rebeller.
Cacher les femmes, cacher ce qu'elles ont d'excitant pour les hommes est un classique, les genoux en 1964, les cheveux par les religieux de tous bords.
Cacher les hommes, trop excités, les enfermer, ne leur viendrait pas à l'esprit, bien entendu. C'est la victime qui doit se faire discrète.

Le cinéma pornographique : une vision fantasmée pour tou-tes

Le porno montre les femmes toujours soumises, jouissant de choses qui, techniquement ne les font pas jouir dans la vraie vie, jouissant dans des délais irréalistes, montre les femmes épilées, les hommes toujours en érection, n'aimant pas les poils.
Le porno n'est ni réaliste, moins encore féministe ni même humaniste, il oblige chacun à se ranger dans une case. Toujours la même.
Le genre attribué par le porno dans une relation sexuelle, ne fait pas seulement du mal aux femmes, mais aux hommes aussi. Et un homme qui se sent diminué, fera du mal aux femmes.

On oublie les séparations de couples avec enfants sans conflit

La garde alternée est le mode majoritaire choisi par les couples séparés qui ne vont pas devant un juge, donc qui ne rentrent pas dans statistiques mais qui, en réalité, sont exemplaires, puisque sans conflit qui ne puisse se régler entre soi.

Si tout n'est pas rose dans les décisions de justice, ni en familial, ni en pénal, ni en civil, ni en rien du tout, il ne faut pas non confondre des pères à qui on a retiré le droit de garde, qui enlèvent leur enfant et sont violents, avec des réels ratés, qui peuvent exister.

Une crédibilité à qui n'en a pas

Le tout donne visibilité et crédibilité à la manif antiféministe, réactionnaire, antisémite, " jamais en reste pour récupérer les codes de leurs adversaires progressistes " comme le dit Libé la veille, sous couvert d'objectivité.

Pendant ce temps-là, les futurs pères violents envers la femme enceinte de leur enfant, mais qui veulent sortir de prison avant que l'enfant ne naisse, et les viols collectifs de gamines dans les caves continuent...


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