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Publié le 1 avril 2014

Municipales : après la branlée (3) …

… laisse aller, c’est un Valls !

Un Valls, et l’on aura tout le temps de commenter les premiers pas du Catalan nouvellement installé à Matignon.

On notera seulement :

  • Que tel n’était probablement pas le premier choix du Président, qui aurait sûrement préféré y garder son fidèle housard nantais, lequel aurait lui-même souhaité y rester.

  • Que l’ampleur inégalée de la déroute ne permettait guère cette solution de confort et que le sacrifice d'Ayrault s’est vite imposé (après tout, c’est le destin des premiers ministres de servir de fusible.)

  • Que le choix du fringant et piaffant ministre de l’Intérieur s’est imposé à Hollande, à la fois en raison de sa popularité supposée (les sondages) et du fait de la pression de deux autres « incontournables », Hamon et Montebourg, unis à lui (Valls) en une sorte de “pacte générationnel” (« Oh, les barbons, c’est à nous de jouer ! »).
    Illustration - Municipales : après la branlée (3) …
    Donc, un Manuel 1 où chacun peut lire à pages ouvertes, puisqu’il n’a jamais caché, dès ses premiers pas en politique qu’il visait l’Elysée, ce pour quoi l’on a pu dire à juste titre que l’exécutif allait connaître rapidement une sorte de cohabitation entre deux ambitions : celle d’un tenant du titre décidé à y faire de vieux os et celle d’un prétendant qui n’entend pas moisir dans les seconds rôles (ça vous rappelle quelque chose ? Moi aussi.).

Mais tout cela n’est que péripétie, et il faut en venir au fond.

Et le fond, c’est qu’un message clairement de gauche (c’est l’électorat de gauche qui a scellé la défaite, en refusant ses voix au PS) va se traduire par une politique inchangée, avec un nouveau PM qui incarne l’aile droite de son parti, la plus sociale-libérale : une sorte de Strauss-Kahn en moins branleur, ou de Moscovici en plus énergique (et dans les deux cas, ce n’est pas difficile).

Ce qui veut dire que de la nouvelle équipe nous n’avons rien à attendre de plus que de l’ancienne, hors quelques aménagements cosmétiques pour que « l’aile gauche » du parti solférinien oublie vite ses états d’âme 2 (et ça non plus, ce n’est guère compliqué …).

Et j’en reviens aux raisons de mon refus de vote : notre pays (les autres semblables aussi) est, quel que soit son gouvernement, coincé dans l’étau d’une édification européenne entièrement dominée par l’argent, les marchés, un système ultra-libéral qui pressera le citron des peuples jusqu’à l’écorce au profit d'oligarchies en bandes organisées ; cette même Europe est, sur le plan international, la vassale de l’Empire yankee qui n’a rien perdu de sa volonté de dominer le monde avec son bras armé, l’OTAN.

Ni Hollande (surtout pas Hollande), ni Valls, ni personne dans le personnel politique en mesure de gouverner n’entend changer cet état de choses.

La conclusion s’impose d’elle-même.

(A suivre)


  1. qui n’est nullement le « fasciste », le « raciste » que certains se plaisent sottement à décrire, et dont la référence est plutôt Clémenceau que Maurras. 

  2. Les deux ministres écologistes ont, eux démissionné, ce qui au moins est cohérent ; en attendant que d’autres les remplacent ? … 


Rappelons que les commentaires sont modérés et que je ne prends en compte que ceux qui sont sourcés.

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