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Publié le 10 juillet 2014

Une (mauvaise) Conférence à nouveau sans l'ESS

Outre les orientations résolument patronales du Gouvernement qui ont conduit au départ de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires, la Conférence Sociale a de nouveau mis en avant le peu de cas que le Pouvoir faisait de la représentativité au sein des employeurs en tenant encore à l'écart ceux de l'ESS.

La troisième Conférence sociale, voulue par le Président de la République, ne peut être regardée que comme un échec.
Les décisions exprimées par le Premier Ministre à la veille de cette « grande messe » dont le principe même demanderait à être reconsidéré, donnant d’une façon éhontée satisfaction à la partie patronale sur un point aussi sensible que la pénibilité du travail.
Comme l’a souligné dès l’ouverture de la Conférence, Mohammed Oussedik, secrétaire de la CGT, une ligne rouge a été franchie http://www.politis.fr/CGT-Manuel-Valls-a-franchi-la,27636.html

De fait dès le discours de François Hollande le ton était donné où ce sont les syndicats qui entendaient défendre les salariés qui ont été accusés de surenchère alors que depuis plusieurs mois il suffit au MEDEF de tousser pour que le Gouvernement aille au-delà de ses demandes. Et cependant l’organisation de Pierre Gattaz, ses auxiliaires de la CGPME et de l’UPA, et ses organisations satellites, continuent de hurler à une France qui « martyrise » ses entreprises !

Mais il est un autre aspect qui nous concerne plus ici, les organisations d’employeurs de l’Economie sociale et solidaire n’ont toujours pas trouvé leur place autour de la table.
L’UDES a publié, en commun avec la FNSEA et l’UNAPL un communiqué demandant que sa représentativité soit reconnue dans les faits. http://www.udes.fr/sites/default/files/public/fichiers_attaches/13cp_conference_sociale_unapl_fnsea_udes.pdf
On peut se poser des questions sur ce rassemblement cocasse.
On peut s'interroger sur une démarche qui laisse penser que le MDEF pourrait volontairement partager ses places.
Mais la revendication demeure juste.
_ Plus problématiques sont certaines des orientations de l’UDES qui soutient, au risque de se trouver en décalage avec les valeurs de l’ESS, les orientations récentes du gouvernement, les ANI successifs et plus récemment le Pacte dit de « responsabilité ». Car ces politiques et ces textes constituent autant d’attaque contre des composantes aussi essentielles de l’Economie sociale que la Mutualité santé (ANI Emploi Compétitivité) ou les associations (destructions budgétaires liées au Pacte).

La cohérence, la lecture politique des évènements ne semblent pas toujours bien partagées au sein de l’ESS dont les institutions semblent davantage vouloir agir par petits compromis que par l’affirmation de leurs valeurs et principes qui seule peut assurer l’adhésion du plus grand nombre à la reconnaissance et au développement de l’ESS.


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