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Publié le 7 novembre 2014

Valls brade l'écologie aux agriculteurs pour une poignée de cerises et de projets:loups, nitrates, biodiversité...

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Manuel Valls est prêt à tout pour se concilier la sympathie et le soutien des agriculteurs qui, surtout à la FNSEA, votent pourtant rarement pour la gauche. Mais en ces temps de vaches maigres majoritaires, tout fait ventre…Un certain nombre de décisions contraires à la gestion écologique (rêvée) du pays, sont donc dans les tuyaux. Dans la mesure où le Premier Ministre, qui n’a aucune sensibilité écolo ou naturaliste, a compris que la bande désorganisée des Verts étant perdue pour la majorité actuelle, il pouvait mettre en route quelques décisions susceptibles de fâcher les écologistes.

Valls va confier à un parlementaire, un haut fonctionnaire du ministère de l’Agriculture et à un agriculteur une mission « pour simplifier et améliorer les dispositifs existant en matière de contrôle des pollutions, notamment par le nitrate » . Autrement dit l’industriel-agriculteur qui préside la FNSEA alors qu’il n’a plus vu un champ depuis des années, Xavier Beulin, va obtenir une mise en pièce de tous les textes qui s’opposent –même avec bien des déboires- à l’extension de l’épandage des lisiers, des engrais nitratés et des pesticides dangereux. Même lorsque ces « dérogations » seront contraires aux droit européen et aux Directives sur l’agriculture.

Valls avait déjà promis au mois de septembre aux Jeune Agriculteurs, de faire modifier la Directive Européenne sur les nitrates dont l’application en France concerne environ 4000 communes et 65 000 exploitations agricoles intensives. Avec des concentrations qui continuent à augmenter et les algues vertes de proliférer.

Valls a discrètement promis aux responsables agricoles, également, en contravention des textes européens, de faire passer début 2015, le loup dans la catégorie des espèces nuisibles.

Valls s’apprête à faire abroger les textes qui limitent ou interdisent les épandages aériens de pesticides et d’insecticides sur les grandes cultures. Tant pis pour les voisins, les oiseaux et les abeilles.

Valls a également promis de faire introduire dans la loi sur la biodiversité et ceux organisant le fonctionnement de la future Agence de la Biodiversité tous les amendements nécessaires à la neutralisation des quelques articles qui gênent les agro-industriels.

Tout cela n’aura pas empêché le Président de la République recevant le vendredi 7 novembre une délégation de France Nature Environnement, de leur raconter n’importe quoi…


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