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Publié le 5 juillet 2016
Un « robot-avocat » au service des usagers

Un « robot-avocat » au service des usagers

Un petit programme intelligent conçu par un étudiant anglais permet aux automobilistes de Londres et de New York de faire annuler des PV de stationnement irréguliers.

La chose est assez rare pour être soulignée, un robot de discussion a été développé non pas pour commander des pizzas ou servir l'image et le marketing d'un des acteurs d'internet, mais pour aider les usagers à faire valoir leurs droits. Lassé de prendre des PV pour stationnement interdit à Londres, Joshua Browder, un jeune codeur autodidacte anglais de 19 ans, a mis au point cette intelligence artificielle capable de contester les amendes. Il la définit comme le premier « robot-avocat ». Depuis sa mise en ligne il y a 21 mois sur un site indépendant baptisé DoNotPay.co.uk (Ne payez pas), elle a généré 250 000 contestations et fait annuler 160 000 amendes.

Son fonctionnement est simple. Le robot pose quelques questions basiques, comme la présence de panneaux d'interdiction clairs ou l'identification du véhicule, afin de vérifier si l'amende est fondée ou non. Il rédige lui-même la demande de contestation en s'appuyant sur les articles de loi correspondants, et la transmet à l'administration, sans que les automobilistes aient à débourser un penny. « Je pense que les gens qui prennent des PV de stationnement sont les plus vulnérables dans cette société. Ces personnes ne cherchent pas à contrevenir à la loi. Je pense qu'ils sont exploités comme source de revenu par les autorités locales », a confié Joshua Browder au Guardian.

Conçu pour Londres, le robot a ensuite été adapté pour New York. Son créateur veut maintenant l'étendre à Seattle. Et il ne manque pas d'idées pour élargir les compétences de son « robot-avocat ». Il aide d'ors et déjà les usagers à se faire rembourser des billets d'avion en cas de retard ou d'annulation du vol. Il pense aussi à le mettre au service des malades du Sida pour connaitre leurs droits ou des migrants pour s'y retrouver dans le dédale des lois migratoires. Il veut également mettre au point une plateforme de développement qui ne demande pas de compétences informatiques, pour que d'autres applications de conseil juridique puissent voir le jour.

Le site Do not Pay


Photo : Hitoshi Yamada / NurPhoto.

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