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Publié le 5 août 2016

Planète Terre: la mort à crédit

Dans quelques jours notre empreinte écologique commencera a détruire la planète

A l’aube du Lundi 8 août, les terriens, riches ou pauvres, auront consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en une seule année. Les associations Global Footprint Network et WWF nous rappellent chaque année que nous vivons de plus en plus « à crédit » en faisant les comptes inquiétants de notre empreinte écologique sur notre environnement.

Pour ce calcul, désormais admis par les scientifiques, rejoignant les inquiétudes des écologistes et des protecteurs de la nature, prennent en compte aussi bien la consommation des ressources venant de la pêche que de l’agriculture, des cours d’eau et nappes souterraines. Ils incluent dans leur calcul, l’élimination des déchets, les matériaux extraits pour les constructions, les infrastructures routières, l’urbanisation des terres arables et la fabrication des biens de consommation. Sans négliger l’importance des combustibles fossiles et les conséquences de production annuelle de gaz à effets de serre qui représente 60 % de notre empreinte écologique. Laquelle n’est évidemment pas la même dans les pays industrialisés que dans les pays du Sud, même si ces derniers sont encore plus d’une centaine à enregistrer des chiffres très bas, souvent largement en dessous de ce qui est raisonnable et supportable. Si cette empreinte est de 5,6 pour la France et la Grande Bretagne, elle est de 9,6 pour les Etats-Unis et seulement de 0,8 pour le Bénin, de 0,9 pour la Guinée et de 1,6 pour la Chine. Ce dernier chiffre représente l’équilibre théorique souhaitable puisqu’il indique que ce pays équilibre ses « consommations » avec ses ressources.

L’année dernière, la date à partir de laquelle la terre entame (largement) son capitale était le 13 août. Loin du 23 décembre 1970 marquant alors cette limite. Elle est passée au 3 novembre en 1980, au 13 octobre en 1990, au 4 octobre pour l’an 2000 et au 28 août en 2010. Actuellement, selon les calculs des scientifiques, chaque année nous consommons les richesses non renouvelables de 1,6 planète. Comme si, un citoyen possédant un capital le réduisait lentement en prélevant plus qu’il ne rapporte : au bout d’un certain temps, il ne reste plus rien…

Ces chiffres devraient inciter chacun, dans les pays industrialisés, à calculer sa propre empreinte écologique, ce qu’il est possible de faire, par exemple, en se rendant sur le site www.wwf.ch . Il ne reste plus ensuite à se demander comment la réduire progressivement en modifiant son style de vie et de consommation….


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