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Publié le 2 septembre 2016
Les « solutions » ineptes et dangereuses des tout-sécuritaires (2)

Les « solutions » ineptes et dangereuses des tout-sécuritaires (2)

Le « number one » dans la catégorie donneurs de solutions sécuritaro-droitistes élucubrées est bien entendu Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa. Suite aux actes sanglants de juillet, ses attaques au lance-missile contre le gouvernement socialiste, ont brillé par leur indécence, et ses fausses-bonnes-solutions ne sont que menteries opportunistes et irresponsabilité dangereuse.

Droit dans ses bottines à talons compensés, l'ex-futur candidat s'est empressé, après les drames estivaux , de squatter les médias complaisants pour clamer haut et fort son mépris pour les socialistes au pouvoir. Si on l'en croit, des branquignoles inexpérimentés, ignorants les bons remèdes (les siens) pour soigner la société malade de ses excès. Des remèdes qui, soit dit en passant, n'ont pas, durant les 10 ans où il a pu les mettre en oeuvre, amené la preuve d'une quelconque efficacité. Ils sont impuissants à faire baisser la délinquance et, a fortiori, à empêcher forcenés et terroristes de passer à l'action. Voire ils sont tout aussi nuisibles qu'eux pour une démocratie déjà mal en point.

Le quidam Sarkozy en est pourtant certain : la défense de notre droit à la sécurité et à la démocratie passe par une répression radicale et sans faille et par le sacrifice d'un certain nombre de droits et de libertés. Pour vaincre, les soldats de sa guerre contre le terrorisme doivent balancer et traquer sans merci le musulman suspect, interdire le port « provocateur » du burkini faute de faire passer la France pour une lavette ou encore « modifier en profondeur » (sic) le droit du sol. Il veut d'urgence « adapter l’Etat de droit », introduire une « présomption de nationalité » (re-sic) qui ressemble fort à une condamnation à l'exil sans procès de tous les « illégaux » et les indésirables en général, expulser tous ceux qui font preuve d'un comportement supposément « suspect ». Bref, faire fi des acquis fondamentaux, mais désormais obsolètes et superflus, de la république. D'aucuns diraient «chier dessus » .

Derrière ses fanfaronnades sécuritaires et sa réthorique guerrière, le message (grossièrement) subliminal sous-jacent du quidam Sarkozy, est on ne peut plus clair. En gros ça donne : si vous aviez voté pour moi aux dernières élections, rien de tout ceci ne serait arrivé. Comprenez le, je suis l'héritier putatif de Jeanne d'Arc et de Charles Martel; je suis celui qui sait comment karchériser les foyers terroristes, éradiquer fous de dieu et forcenés de tous poils et bouter les méchants islamistes hors de France. Votez pour moi … Ayez confiance... Big Sarko-brother vous donne l'assurance de vivre tranquille, « protégé » par les caméras et les voisins vigilants. En d'autres termes, le quidam Sarkozy, n'est pas un mou du genou; c'est un shérif , un vrai, qui pourchassera sans merci tous les indésirables, un chef suprême  de la race des Le Pen, Trump, et autres allumés du Tea Party, Poutine et on en passe.

Dans une tribune au vitriol publiée le 16 aout dans Le Monde, Julien Suaudeau (écrivain auteur de Dawa) tacle ce qu'il appelle les « mesquines  angoisses » de Mr Sarkozy. Il interpelle ce « Bonaparte au costume usé » et ce « Churchill d’un siècle au souffle court et pauvre en panache » : « Avec vous au gouvernail, les choses se seraient passées autrement. Les terroristes auraient été terrorisés avant de passer à l’acte ».  « Le plus-que-parfait est un temps bien commode pour qui veut porter le masque de l’homme providentiel » assène-t-il à celui qu'il qualifie d' « un peu médium, un peu pneumologue ». Pour lui, le quidam Sarkozy mise en effet sur le fait que que le petit peuple, tétanisé par l'horreur des atrocités, sera tenté d'adhérer à ses propositions. Parce qu'encore plus paniqué par sa surenchère guerrière, mais rassurés par « la dureté de la voix [...et] le fer de la volonté ». Le candidat Sarkozy use éhontément des drames et du chagrin des autres pour servir sa petite personne. Il fait de la politique de caniveau, tentant de tuer ses ennemis en prétendant sentir « la république suffoquer ». Il semble oublier qu'une majorité de français manque déjà d'air …. à la seule idée qu'il puisse revenir.

Sur le web
« M. Sarkozy, la France n’a pas besoin de vos mesquines  angoisses » - Julien Suaudeau article publié dans le Monde


Entretien avec Julien Suaudeau: "Le vide de notre sous-culture nous revient en pleine gueule"

http://www.da-wa.fr/


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