Images d’été
dans l’hebdo N° 965 Acheter ce numéro
On s'était dit qu'avec l'été, et ses vacances chez ses copains yankees, on allait pouvoir souffler un peu ; une quinzaine de jours sans Sarkozy : sans son jogging, sa dégaine, sa démarche en canard, sa fausse jovialité, sa vraie vulgarité, sa démagogie bien cradingue... Tu parles ! Rien à faire pour échapper au président bling-bling, pour qui une journée, une seule, sans photos, sans micros, sans caméras, sans discours sentencieux ou impromptu spectaculaire est une journée perdue. Comme disent sérieusement les commentateurs sérieux : « Il a tendance à saturer l'espace public. » Tout juste, Auguste. Une grosse tendance. Comme qui dirait une pulsion, du genre irrésistible. Ça se soigne, docteur ?
Mais attention : son image, il se la gère lui-même, comme il l'entend. Pas question qu'on vienne lui voler ce qu'il donne si généreusement.
L'incident avec des photographes américains, qui s'étaient permis de le « shooter » dans le hors-bord où il faisait des ronds dans l'eau en compagnie de Cécilia la légitime et de Rachida la favorite ? (laquelle a un peu tardé à se planquer au fond du bateau, révélant du même coup une présence sans doute justifiée par la garde des seaux du petit Louis), ce pétage de plomb qui a failli mal tourner (un chef d'État qui fonce sur les paparazzi, saute à bord de leur bateau et leur arrache l'appareil des mains en les traitant de noms d'oiseaux, on ne voit pas ça tous les jours ; et la presse américaine en fait encore des gorges chaudes) alerte, une fois encore, sur la nervosité d'un personnage dont on peut se demander s'il ne deviendrait pas dangereux dans des circonstances exceptionnellement tendues.
Cela se passait le 5 août sur le lac de Winnipesaukee, à Wolfeboro (New Hampshire), où le Président français était en vacances en famille et entre amis. Si je
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