« Tortionnaire de bureau »

Patrick Cabouat retrace l’itinéraire de René Bousquet de l’Occupation à la haute finance,
ainsi que les complicités politiques dont il a bénéficié.

Jean-Claude Renard  • 8 novembre 2007 abonné·es

Manteau de fourrure, veston, cravate, le cheveu gominé, la raie comme il faut. Il arbore un visage épanoui, grand sourire. René Bousquet a l'air heureux, là, face à l'objectif, entouré de dignitaires nazis. Chapitre suivant. Juin 1949. La Haute Cour est réunie au palais de justice de Paris pour l'avant-dernier procès de la collaboration. Verdict : « Pour si regrettable que soit le comportement de Bousquet comme secrétaire général à la Police, il n'apparaît pas qu'il ait sciemment accompli des actes de nature à nuire à la défense nationale. » Il est condamné à « la peine minimale de cinq ans de dégradation nationale mais relevé de ladite peine » . Et l'acquittement est prononcé. Retour en arrière. Quand la guerre éclate, Bousquet a 30 ans. Il est secrétaire général de la Marne,

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