Cinq propositions à contre-courant
Pour sortir de la crise financière, des économistes proposent des pistes dépassant largement la seule moralisation des marchés, tenant compte des aspects écologiques et sociaux de cette situation. Un dossier à lire dans note rubrique **Eco/Social** .
dans l’hebdo N° 1020 Acheter ce numéro

Michel Husson, économiste Les réponses à la crise ne peuvent se borner à des appels à la réglementation, mais doivent peser sur les rapports entre capital et travail, et, dans l’immédiat, protéger les salariés contre les retombées de cette crise. La première proposition serait de geler les dividendes versés à leur niveau actuel et de les transférer à un fonds de mutualisation destiné à d’autres usages, sous contrôle des salariés. Ces sommes pourraient être utilisées, dans des proportions à discuter démocratiquement, au maintien du revenu des chômeurs (l’interdiction des dividendes financerait ainsi l’interdiction des licenciements) et au financement de la Sécurité sociale, des budgets sociaux et des services publics. La seconde proposition consisterait à imposer le maintien du pouvoir d’achat des salariés en retirant à due proportion les aides publiques aux entreprises qui s’y refuseraient. De telles mesures sont les seules susceptibles de faire payer les responsables de la crise en offrant un « bouclier social » aux salariés, et elles jetteraient les bases d’une meilleure répartition des richesses. Les sommes potentiellement concernées sont de 90
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